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COMMUNAUTÉ DE COMMUNES SEILLE ET MAUCHÈRE :
   LA PLAIE DE LA FUSION TOUJOURS OUVERTE  

Certes, les délégués des communes composant le conseil communautaire de Seille-et-Mauchère sont encore capables de voter, souvent à l’unanimité, pour des projets structurant leur territoire. Ce fut encore le cas mardi soir à l’hôtel de ville de Nomeny, où les trente et un conseillers présents ont adopté des délibérations à l’ordre du jour. Présentée par le vice-président en charge de l’urbanisme Antoine Pernot, la délibération sur l’élaboration du PLUI (Plan local d’urbanisme intercommunal) a été adoptée à l’unanimité. Le PLU de Bey-sur-Seille a lui aussi été adopté avec la même unité. Son maire Denis Georgin a donné à cette occasion sa démission, il restera conseiller jusqu’à la fin de son mandat. L’assemblée a également voté, avec une seule abstention, la signature de la convention permettant à la com’com de participer aux travaux du PETR (Pôle d’équilibre territorial rural). Le montant de la participation financière de Seille-et-Mauchère au nouvel ensemble a été fixé à 20.000 €.

Le vice-président Jean-Claude Grasser, en charge de l’assainissement, a fait adopter à l’unanimité les demandes de subventions transmises à l’Agence de l’eau pour la réalisation de la future station d’épuration de Leyr (lire encadré). Le conseil communautaire a aussi approuvé la demande de subvention adressée à la préfecture, au titre de la DETR (Dotation d’équipement des territoires ruraux) 2016, pour la réalisation de la voie verte centrale qui reliera Nomeny à Jeandelaincourt. C’est la nouvelle tarification des services de la déchetterie communautaire de Nomeny aux professionnels qui a provoqué les débats les plus nourris. Le tableau de tarifs proposé laissant apparaître des augmentations substantielles sur plusieurs catégories de déchets (lire encadré).

Deux clans s’affrontent autour de la fusion
Mais si toutes ces questions ont été abordées de manière consensuelle, le vote du 1er décembre dernier, liant contre toute attente Seille-et-Mauchère à sa voisine du Grand-Couronné (lire ER du 3/12), s’est invité dans les débats. Antony Caps, maire de Nomeny, est revenu sur la génèse de cette décision. Dans une ambiance sérieusement dégradée, où deux clans apparaissent très nettement, l’élu noménien a dénoncé le tract intitulé « Point sur la fusion », édicté au nom de Seille-et-Mauchère et distribué à 3.000 exemplaires dans toutes les boîtes aux lettres du territoire : « Ce document, qui porte le logo de notre interco, mais qui n’est même pas signé, n’a pas été soumis à notre approbation. Je voudrais savoir aussi combien cela a coûté de le produire et qui a pris cette décision. Je souhaiterais surtout dénoncer les affirmations mensongères qu’il contient. » Et l’élu réfutant point par point les affirmations du document.

En réponse, le président Bernard Buzon a déclaré qu’il donnerait des explications sur ce texte et qu’il communiquerait son coût. Sans répondre sur le fond, il a rappelé que la décision du 1er décembre avait été prise en toute connaissance de cause par l’assemblée et que la démocratie s’était exprimée clairement. La plaie ouverte par la décision prise le 1er décembre dernier n’est toujours pas refermée. Pire, elle est même béante désormais entre les tenants de la ligne du président et ceux qui souhaitaient rejoindre le Bassin de Pompey.

Tarifs en hausse
Pour les entreprises qui ont toujours droit à un demi m³ gratuit par mois à la déchetterie, certains tarifs ont sérieusement augmenté : gravats, le m³ passe de 4 € à 18 € ; les déchets non dangereux (DIB), de 20 € à 42 € le m³ ; le polystyrène, jusque-là gratuit, passe à 24 € le m³. Le bois et les déchets verts subissent des augmentations plus modestes d’environ 20 %.
La future station d’épuration de Leyr a été chiffrée à 2,591 millions d’€. La com’com a sollicité, auprès de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, une aide financière à hauteur de 35 %. Le vice-président Jean-Claude Grasser a informé l’assemblée que les offres résultant de l’ouverture des plis étaient conformes aux estimations.
Le chantier de la voie verte centrale entre Nomeny et Jeandelaincourt est évalué à 250.000 € pour six kilomètres.

Patrice BERTONCINI

EDITION DE NANCY AGGLOMÉRATION | BANLIEUE NORD DE NANCY
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